A Riosucio, sur les rives du fleuve Atrato, à quelque 100 kilomètres du Golfe d’Uraba, les corps flottaient comme des troncs brisés. Ils se comptaient par centaines entre 1997 et 2005 lorsque la dernière des armées assassines s’en est allée. C’était l’époque d’un silence que personne n’osait rompre, et la musique que les combattants de l’un ou l’autre camp mettait à plein volume résonnait comme un air de fête sans joie.  Avec la liste des frères, fils, grands-parents, oncles et tantes, pères, mères et époux tués, l’on pourrait remplir un mur entier de l’église de la ville, et certains en étaient arrivés à  penser que Dieu les avait quittés en ces pires années de violence. Terrorisés, 5000 des 18000 habitants ont fui par les affluents du fleuve, par la forêt, par là où ils pouvaient courir, et ils trouvèrent refuge à Quibdo, au sud, à Apartadó ou au Panama, au nord. Les paramilitaires, aidés par des unités de l’Armée nationale, ont repris la zone aux FARC qui étaient maîtres du territoire depuis presque 20 ans. Les vautours, attirés par l’odeur pestilentielle des corps, se sont installés sur les toits des maisons. En 2000, défiant le bruit des fusils, un groupe de femmes décida d’exorciser la peur. Personne, sauf elles, ne pensait qu’elles pourraient y parvenir. Elles ont choisi de s’appeler Femmes de Riosucio pour la Construction de la Paix (Macoripaz). Elles paraissaient si fragiles que les hommes violents crachaient au sol et elles ne leur disaient rien quand elles sortaient dans la rue pour vendre leur bouillon de poule et obtenir un capital de départ. Elle rêvaient alors d’avoir un siège, de créer un atelier de confection pour donner du travail à d’autres femmes et stimuler les étudiants des collèges de la municipalité, pour qu’ils persistent et les encourager dans le fait de se dire qu’étudier est mieux, mille fois mieux, que de se laisser convaincre de devenir un combattant. Rosa Bessie Romaña, fondatrice de l’association, avait alors 37 ans et 6 enfants. « Les gens ne  voyaient aucun futur, nous ne voyions que les ténèbres et le bruit des tirs. Nous nous sommes dits ça suffit ! Commençons à rêver » dit-elle sur un ton qui ne laisse aucun doute. Elle vivait  dans une communauté, un peu plus haut sur le fleuve, Pedeguita, également sur les rives de l’Atrato. Un groupe armé, un parmi tant d’autres, avec des hommes portant des cagoules rouges, est arrivé en tirant et elle, qui n’a jamais trop tergiversé pour prendre des décisions dans la vie, se mit avec ses enfants sur les toilettes flottantes derrière sa maison, un ensemble de planches de bois et de tôles, et rompit la planche qui unissait le tout du reste du logement.  « Maintenant cela nous fait rire mais imaginez un peu, moi et mes enfants dans ce petit espace, où nous nous baignions et faisions nos besoins, flottant à la dérive jusqu’à ce qu’on arrive à Riosucio », raconte-t-elle. Alors elle a décidé de ne plus jamais fuir et construire un  futur avec ce présent aléatoire. Au début, elles ne furent pas plus de 20 femmes. Elles ont tantinsisté auprès du Maire de l’époque pour qu’il leur donne une assistance, quelle qu’elle soit, que la Mairie a fini par les engager pour nettoyer les rues, qu’en réalité plus que balayer il fallait désherber. Depuis, elles n’ont jamais arrêté. Nelly Cuesta, autre fondatrice de Macoripaz, raconte que chacune mettait ce qu’elle pouvait: un demi-kilo de patates, une poule, deux tomates, une casserole, le feu de bois, des oignons. Et elles faisaient un bouillon pour aller faire les sorties des bars et les vendre à ceux qui faisaient la fête. Avec ce qu’elles gagnaient, elles économisaient pour acheter des bicyclettes, des marmites, des ventilateurs, qu’elles mettaient ensuite en loterie, mégaphone en main, aux coins de rue inondés du village. Ainsi allaient-elles construire le miracle. Aujourd’hui, 10 ans après, Macoripaz est une association de 400 femmes mères de famille, des dizaines d’entre elles étant veuves de guerre. Leur siège, dans une rue inondée par les eaux d’un Atrato large et féroce à cause du pire hiver depuis des années, est une maison de 2 étages, la plus grande du village, avec des murs en abarco, cohíba, caracolí, roble, cedro1. Elles  disent que cette variété de bois traduit leur propre nature féminine : « C’est que nous sommes tellement distinctes et a la fois tellement similaires », dit Viunis Palacio, autre fondatrice. Macoripaz a connu des réussites petit a petit : elle possède un atelier de couture dont elles ont toujours rêvé et qui se nomme Marcormoda. Là, 80 femmes chefs de famille travaillent, elles administrent aussi 75 restaurants scolaires et gèrent des activités culturelles et sportives. Tout ce qui est positif à Riosucio : fêtes, concerts, compétitions sportives, commémorations, marches en faveur de la vie, rencontres de groupes musicaux, quoi que ce soit pour exalter la vie, le respect, la cohabitation pacifique, toutes ces valeurs maltraitées pendant des années, tout cela a à voir avec l’association. En Décembre par exemple a lieu l’un des événements les plus attendus. Il s’agit de la récompense aux élèves des 12 collèges qui fonctionnent dans la municipalité. Depuis 5 ans, dans le stade de la ville, les élèves et parents d’élèves assistent à une fête où sont remis des bicyclettes, des bagues en or, des téléphones portables ou encore des bourses pour étudier l’anglais aux enfants les plus persévérants de chaque classe, près de 160 en tout. Mais en plus ils doivent remplir une autre condition : « Etre un exemple de comportement dans  leur quartier », prévient Nelly Cuesta, qui est la trésorière de l’association. orge Andrés Sanmartín Pizarro a 9 ans, cela fait 2 ans qu’il reçoit un cadeau de l’enfant Jésus gâce à son excellence.  « L’autre fois c’était une bicyclette, la dernière fois une bague en or. Etre bon c’est mieux » dit le petit, entouré d’une vingtaine d’autres enfants, tous motivés par leur engagement scolaire. « C’est que, lorsque sont partis les derniers paramilitaires, c’était une terre dévastée, couverte de pessimisme. Ce qu’on fait les femmes de Macoripaz, ça a été de semer de l’espoir. Elles ont donné la vie à tous », signale le professeur Jarold Marcelino Mosquera.Quand elles ont appris que l’association était l’une des gagnantes du Prix National de Paix, les femmes se sont mises à danser sous la pluie. Et pas seules. Tout le monde, hommes et enfants, en prenant connaissance du prix, est sorti de sa maison pour danser avec elles, les pieds enfoncés dans la boue et l’eau, à travers ces mêmes rues où les cruels hommes de la guerre soumirent les uns et les autres. C’était une autre époque. De sécheresse et de douleur.

Date de parution 

 

22 Novembre 2010  Dans Revue virtuelle SEMANA, 
Traduction Olivier Lagarde (CINEP)

BOGOTA – Un militant des droits de l’Homme qui se consacrait à la défense de paysans dépouillés de leurs terres par les milices paramilitaires d’extrême droite a été assassiné le 24 novembre, a-t-on annoncé de source officielle.

La vice-présidence colombienne, chargée de la protection des droits de l’Homme, a condamné cet acte de violence dans un communiqué faisant état de sa mort en appelant “les autorités militaires, la police et les juges à poursuivre et sanctionner les criminels”.

Oscar Maussa a été tué le 24 novembre dans le département d’Antioquia (nord-ouest) par des inconnus, alors qu’il bénéficiait de mesures de protection.

La représentation en Colombie du Haut commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme a aussi rejeté cet assassinat, en appelant l’Etat colombien à faire “davantage d’efforts pour prévenir cette violence et éviter lorsqu’elle arrive qu’elle reste impunie”.

Le leader paysan militait pour la restitution de terres aux familles chassées par les milices paramilitaires d’extrême droite entre 1996 et 1998, officiellement dissoutes entre 2003 et 2006.

Selon la Commission colombienne de juristes qui l’appuyait, il était menacé de mort par d’anciens membres de ces milices depuis 2007, des menaces qui avaient déclenché l’ouverture d’une enquête judiciaire.

Le 20 septembre, Hernando Perez, un autre défenseur des droits de l’Homme militant dans cette région pour la restitution de terres avait été assassiné, tandis qu’en Hernando Leon Enamorado, également militant dans cette région, a fait l’objet de tirs l’ayant grièvement blessé.

Le gouvernement de Juan Manuel Santos (droite), au pouvoir depuis le 7 août, a annoncé que la restitution des terres serait l’une des pierres angulaires de sa politique et s’est fixé pour objectif de rendre à leurs propriétaires légitimes deux millions d’hectares d’ici à 2014.

Plus de trois millions de personnes ont été chassées de leurs terres par le conflit impliquant en Colombie des guérillas d’extrême gauche, des narcotrafiquants et ces milices d’extrême droite.

Une partie des paramilitaires démobilisés entre 2003 et 2006 (32.000 combattants) serait cependant encore active, cherchant notamment à contrôler les couloirs d’exportation de la cocaïne, tout en étant fermement opposée à la politique de restitution de terres.

“La protecion des victimes réclamant des terres (…) doit avoir la même priorité que leur restitution”, a encore déclaré dans un communiqué Christian Salazar, représentant en Colombie du Haut commissariat de l’ONU pour les droits de l’Homme.

(©AFP / 27 novembre 2010 01h33)

Publié par : Admin | 16 juillet 2010

10ème fête colombienne de Mâcon, c’est bientôt

10 ans déjà que cette fête existe, c’est également cette année que Gilbert Gaidon nous a quitté.

Ce serait bien que cette fête soit particulièrement réussie en sa mémoire et surtout, ce qui me parait le plus important, c’est que le niveau de soutien aux communautés du Choco qui comptent sur notre action soit, au minimum, le même.

En vous espérant nombreux à cette manifestation

Cliquez sur le lien ci-dessous pour en savoir plus et vous inscrire
SOIREE COLOMBIENNE

Publié par : Admin | 15 juin 2010

Des nouvelles d’Ascoba

Enfin des nouvelles d’ASCOBA sur ce blog, grâce à Olivier bien sûr qui nous les fait parvenir après traduction.

Pour en prendre connaissance, c’est très simple, cliquez sur le lien ci-dessous … à condition de pouvoir lire les fichiers au format pdf

A bientôt

Palmo a Palmo – No 4 – Mars 2010

Le voici enfin ce programme que tous attendent, il peut encore subir quelques petites modifications

Venez le plus nombreux possible à chaque évènement public, je suis certain que ce sera instructif et enrichissant sur le plan personnel.

N’oublions pas que pour les gens qui luttent : le pire c’est d’être oublié. Alors témoignons, par notre présence, l’intérêt que nous portons aux causes défendues par nos partenaires.

Samedi 13 mars 2010 : Clermont-Ferrand
Journée d’accueil festif et convivial des partenaires par des représentants des six diocèses d’Auvergne et du Limousin au Centre Diocésain de Pastorale

Déroulement :

9h30 : Accueil des participants autour d’un café solidaire

10h00 : Accueil des participants et discours officiels

10h10 : Présentation du CCFD et des partenaires

10h30 : Table ronde avec les trois partenaires et le responsable des relations internationales à la Mairie de Clermont Ferrand, M. Quenot. Elle sera animée par Bernard Pinaud sur le thème du partenariat : Sud/Nord, partenaire pour une Terre Solidaire !

12h15 : Retour sur l’immersion

12h30 : Apéritif dans le hall autour des expositions pays,

12h45 : Repas tiré du sac

14h00 : Départ en atelier thématique

15h45 : Retour en plénière pour un temps d’envoi festif et symbolique


Dimanche 14 mars 2010 : Romagnat

11h00 : Messe à la paroisse de Romagnat

12h00 : Rencontre à l’église de Romagnat avec les paroissiens

12H30 Déjeuner dans les salles paroissiales 2 rue du 11 novembre 63540 ROMAGNAT 04 73 62 66 29 Avec les membres de l’équipe pastorale et de l’équipe de bénévoles du CCFD présent sur le secteur.

14h00 : départ pour une après midi de découverte de la région en compagnie de Bernard Amiel. Au programme notamment, balade autour du lac de Guéry et visite de la basilique d’Orcival. Dans l’après-midi, une rencontre est prévue avec un journaliste de La montagne.

18h00 : Rencontre suivi d’un dîner avec des jeunes membres d’un mouvement de la collégialité du CCFD : Les scouts et guide de France.


Lundi 15 mars 2010 : Clermont-Ferrand / Thiers/ Ambert

10h00 – 12h00 : Épicerie Solidaire, association TOUS Ensemble, 11 rue des Grammonts, 63300 Thiers, tél. 04 73 80 62 88.

ANITA

Anita

12h00 : Déjeuner au sein du collège Jeanne d’Arc à Thiers avec des enseignants et des membres de l’équipe de l’équipe CCFD du secteur

14h30-15h30 : Rencontre avec des jeunes (14-15 ans) qui auront préparé votre venue en amont et qui auront donc des questions.

16h00 : Départ pour Ambert.

17h30 : Rencontre avec des jeunes de l’aumônerie

19h00 : Dîner dans une pizzéria avec le prêtre de la paroisse, le père Théallier • 20h30 : soirée grand public dans les locaux de la paroisse


Mardi 16 mars 2010 : Les Combrailles

9h00 : Départ pour les Combrailles Le Pays des Combrailles est un territoire d’une centaine de communes, présentant une cohérence géographique, économique, culturelle et sociale. Ce n’est pas un échelon administratif supplémentaire, mais un espace pertinent pour l’organisation et la coordination de projets. Ce Pays est animé par le Syndicat Mixte pour l’Aménagement et le Développement (SMAD) des Combrailles, créé en 1985 sur ce territoire.

10h00 : Arrivée dans le village des Huillards situé à 700 m d’altitude à proximité de Condat en Combrailles Visite d’une exploitation agricole et du village

12h00 : Déjeuner en famille

14h30 : Rencontre avec des membres du Syndicat Mixte pour l’Aménagement et le Développement (SMAD) des Combrailles à la mairie de Condat en Combrailles.

- Trois thématiques seront abordées :

- Les questions de santé, médecine

- Les questions de transmission du patrimoine agricole et donc d’installation de jeunes - Les questions de maintien de la Culture sur le territoire (préservation de la mémoire des mines …)

16h30 : Départ pour Chateaubrun – 63620 VOINGT , petite commune à proximité, pour rencontrer une agricultrice La partenaire participera à la traite des vaches et découvrira la fabrication de fromage fermier.

Vers 19h30 : Diner sur place en famille.

20h30 : Soirée publique à Condat en Combrailles à la Mairie. - Le thème sera : Femmes en responsabilité ici et ailleurs. Ce sera l’occasion de rencontrer des femmes élues dans des conseils municipaux et de débattre sur la question de l’implication des femmes dans la société.


Mercredi 17 mars 2010 : Combrailles /Clermont-Ferrand

9h30 : Départ pour Pontaumur, située à 540 mètres d’altitude, c’est un petit village de 876 habitants.

10h00 : Rencontre avec le Maire de Pontaumur, Madame Nicole KACEDAN qui est également présidente de la communauté de communes.

- Deux sujets seront abordés :

- le maintien à domicile des personnes âgées

- un événement culturel qui mobilise tout le secteur : Bach’en Combrailles. Evénement de musique classique qui mobilise tout le pays de Combrailles et qui accueille chaque année 6.000 spectateurs pour 180 artistes

vers 12h00 : Déjeuner à la paroisse d’Anschald avec le prêtre et les bénévoles du secteur. qui sera suivi d’un temps d’échanges avec Anita sur son travail au sein d’ASCOBA. Affiche Ascoba

18h00 : rendez-vous à la paroisse Saint Luc, dans le centre de Clermont-Ferrand pour un temps d’échanges avec les membres de l’équipe du CCFD de la paroisse. Salle Saint Bernadette 2 rue de la Parlette 63000 Clermont Ferrand Dîner sur place avec l’équipe de volontaires du CCFD et des membres de la paroisse.

20h30 : Conférence débat, tout public dans la salle paroissiale.


Jeudi 18 mars 2010 : Clermont-Ferrand

10h00 : Rencontre avec M. Laurent ROHR, représentant en région Auvergne de M. Jean-Paul BESSET, député européen pour Europe Ecologie

• Le déjeuner, l’après-midi et le dîner se dérouleront en compagnie des accompagnateurs sur un programme libre.

20h30 : Rencontre avec un mouvement de la collégialité du CCFD : Le Mouvement Chrétiens des Cadres.


Vendredi 19 mars 2010 : Clermont-Ferrand

• Matinée de repos

• Le déjeuner, l’après-midi se dérouleront en compagnie de vos accompagnateurs sur un programme libre que vous déterminerez ensemble.

18h30 : Rencontre avec un des mouvements de la collégialité du CCFD : la Jeunesse Ouvrière Chrétienne. Elle sera suivi d’un diner en leur compagnie


Samedi 20 mars 2010 : Clermont-Ferrand / Riom

• Matinée de repos.

11h00 : Conférence, débats dans un café lecture. Café-lecture les Augustes 5, rue sous les Augustins 63000 Clermont-Ferrand tél. café : 04 73 37 07 94 tél. • 14h00 – 18h30 : Participation à l’évènement « Bouge ta Planète à Riom au sein du collège Sainte Marie, place Marguerite Menut à Riom • Dîner et soirée en famille


Dimanche 21 mars 2009 : Clermont-Ferrand

10h00 : Regroupement de tous les partenaires, des deux interprètes Marie et Charlène, des représentants des bénévoles qui ont accueilli les partenaires en première semaine et des représentants des bénévoles qui vont accueillir en seconde semaine. Cette journée est consacrée à l’évaluation de la première semaine du séjour.

Vers 17h00 : départ pour le diocèse de Limoges.

Publié par : Admin | 3 mars 2010

Elles seront parmi nous …..bientôt

Des colombiennes, représentantes d’organisations partenaires du CCFD-Terre Solidaire seront bientôt parmi nous.

Elles débuteront leur séjour ce 13 mars au CDP (Centre Diocésain de Pastorale).

Pour les accueillir venez nombreux, vous trouverez les indications en consultant l’affiche.

Accueil des partenaires le 13 mars 2010

Accueil des partenaires le 13 mars 2010

Publié par : Admin | 7 décembre 2009

Du CINEP au prix Simon Bolivar !

 Vous vous souvenez tous, bien sûr, de l’article réalisé par Lara sur les journalistes colombiens suites à notre rencontre au CINEP avec Rocio Castellano. Non ? ! Ce n’est pas bien ! pour vous rattraper cliquer sur le lien ci-dessous ! 

  http://www.lamontagne.fr/dossiers/des_journalistes_locaux_se_battent_pour_une_presse_de_qualite@CARGNjFdJSsHERIMARs-.html#comment 

Pourquoi je vous demande cela ? Bonne question ? 

 Il s’agit ainsi de vous remettre en tête la problématique des journalistes colombiens et l’importance pour eux que la qualité de leur travail soit reconnue. 

  

  L’association Reporters de Colombia dont nous a parlé Rocio et qui trouve son origine en partie dans la qualité de l’accompagnement fait par le CINEP détaille dans la première page de son site Internet un des trois prix obtenu par un de ses membres. 

  Prestigieux ce prix ! Il s’agit du Prix National du Journaliste Simon Bolivar, catégorie chronique de presse. 

 Un des articles ayant reçu ce prix a pour sujet le drame vécu par les habitants dans la région d’Antioquia notamment à cause des mines terrestres. À la forte concentration de ces mines, s’ajoute la violence armée très importante dans certains villages. Avec des témoignages poignants et tragiques, le récit du journaliste met en exergue l’odyssée des habitants touchés par les mines en Colombie. Les lecteurs ont alors découvert toutes les difficultés que ces derniers vivent, surtout lorsque l’un d’eux est touché par une mine : manque d’aide de la part des organismes de santé d’Etat, éloignement des centres de santé, etc. 

  Pour en savoir plus :   

  

  

  

 

 

 

Publié par : Admin | 25 novembre 2009

L’immersion selon Olivier Lagarde !

Vous trouverez ci-dessous un extrait du Bulletin d’information aux donateurs  et sympathisants du Comité de soutien aux populations du Bas Atrato. Ce bulletin est rédigé par Olivier Lagarde, coopérant qui travaille dans le CHOCO auprès de notre partenaire Ascoba et qui nous a accompagné une partie de notre séjour.

 

«  Quelques légères appréhensions, une bonne dose d’excitation, une soif de découvertes et de rencontres humaines : en posant le pied sur le sol colombien le 19 octobre dernier, tous ces sentiments là se mélangeaient, et bien d’autres encore, dans la tête des participants à ce voyage peu ordinaire. Ce sont 17 français, dont 14 bénévoles du CCFD Auvergne-Limousin issus des différents diocèses de ces régions, 2 salariés de l’organisation et une journaliste couvrant le séjour, qui sont venus à la rencontre des partenaires colombiens et ce durant près de 3 semaines. Un groupe varié de personnalités, de caractères, de parcours professionnels et d’âges !

Ce voyage, préparé depuis bien longtemps, avait pour objectif de faire connaître aux bénévoles une autre réalité de la Colombie. Une réalité un peu moins simpliste que celle que l’on a l’habitude de lire ou entendre en France. Sans doute au bout du compte plus encourageante aussi, puisque c’est avec des acteurs de paix et de développement que les bénévoles ont passé leur temps, Et ce sans se lasser d’écouter les récits de victimes mais surtout leurs espoirs, leur courage. Sans se lasser non plus d’écouter les analyses pas toujours gaies des organisations rencontrées mais surtout leur créativité, leurs propositions pour sortir les premières citées du conflit, des injustices ou des violations. En cela, il s’agissait également au CCFD de porter la parole solidaire à travers ses bénévoles et d’échanger sur les expériences.

A Bogota, Medellin, Buga (dans la Vallée du Cauca) ou dans le Chocó, les bénévoles ont pu découvrir la, ou plutôt les réalités colombiennes depuis des perspectives différentes : organisations travaillant à la construction de la paix et à la défense des droits humains, à la formation de paysans, à la promotion de leaders communautaires, une organisation de femmes…

Dans le Bas Atrato, avec notre partenaire ASCOBA, une partie du groupe a respecté le principe d’immersion au pied de la lettre en partageant pendant 3 jours la vie des communautés…et ses plaisirs quotidiens : moustiques, couchages précaires, marches dans la forêt, chaleur, humidité ! Le défi n’était pas là en soi bien sûr, il était surtout de se rendre compte des conditions de vie des habitants, et d’échanger directement avec eux. Il fut intéressant d’avoir le ressenti du groupe vis-à-vis de cette région si particulière et dont on ne parle généralement qu’en termes de conflits. Pourtant, « c’est ici que l’on a trouvé le plus de paix » témoigne Anne, bénévole du CCFD en région Auvergne. La « force tranquille » des habitants, si souvent victimes, aura marqué les esprits. Les bénévoles ont relevé la foi qui anime ceux qu’ils ont rencontrés, des simples paysans qui n’ont pas choisi les armes mais la volonté pour récupérer leurs territoires et y développer de nouveau la vie, selon leurs traditions et leurs coutumes. La violence a pris certains des leurs, en a rejeté beaucoup d’autres vers les villes alentours, mais n’en a découragé aucun. Il y aura eu bien des conclusions après ce séjour intense. Alors, objectif rempli ? « Loin de là ! » vous répondraient-il en cœur, vous faisant presque regretter d’avoir posé la question tant elle leur paraîtrait naïve ! Au contraire, cela ne fait que commencer. En effet, une chose est de voir la réalité sur place et d’échanger, une autre en est de poursuivre l’engagement solidaire en France, au retour. Cela va se faire à travers des réunions publiques, des témoignages, des interventions auprès des collégiens, au sein des diocèses et sous bien d’autres formes. Et notamment par l’accueil de partenaires colombiens en France, comme chaque année à l’occasion du Carême. Que nos amis d’ASCOBA viennent l’esprit tranquille, les bénévoles du CCFD maîtrisent désormais suffisamment le « chocoano » pour les accueillir…et ils ont ramené des dominos…une vrai immersion vous dis-je ! 

1. Le groupe était divisé en 2 dans le Chocó, une partie dans le Bas Atrato et l’autre avec le Foro à Quibdo. Vous pouvez retrouver tous les récits des bénévoles sur le blog en suivant le lien suivant : http:// ccfdcolombie.wordpress.com. La série d’articles de la journaliste, Lara Payet, se trouve quant à elle sur le site web du journal La Montagne (section Issoire) : http://www.lamontagne.fr

 Olivier Lagarde

 

 

 

 

Publié par : Admin | 22 novembre 2009

Kaleidoscope par Bernard !

Déjà deux semaines que je suis rentré de Colombie. Plus le temps passe plus ce pays m’apparait comme un kaléidoscope où se mélangent, se superposent des images qui semblent contradictoires parfois.

Les indigènes qui veulent à la fois être reconnus comme des colombiens à part entière et qui, en même temps, désirent garder leur culture et leurs coutumes y compris celles qui empêchent le métissage. Il est vrai que ces peuples luttent depuis plus de 500 ans pour leur survie et que jusqu’à maintenant ils existent toujours.

Paysan affûtant sa machette

Paysan affûtant sa machette

 

 

Les paysans déplacés qui voudraient que soient reconnus leurs droits sur les terres qu’ils cultivent mais qui hésitent lorsqu’on leur propose de devenir propriétaires parce qu’à partir du moment où un titre de propriété leur sera délivré ils pourront être assujettis à l’impôt.

Le gouvernement qui promeut la monoculture et qui aide des paysans déplacés à retrouver les terres dont ils ont été chassés …. pour la monoculture.

Au milieu de tout cela beaucoup de générosité comme celle de cette commune le long de l’Atrato qui, avec ses tous petits moyens, essaie de prévoir un lieu d’accueil provisoire pour les déplacés afin qu’ils ne soient pas confrontés aux problèmes de ceux allant vers les grandes villes et venant grossir la population très pauvres de la périphérie de ces cités.

Kaléidoscope également de populations : les différents peuples indigènes, les afro descendants, les « blancs » et les métis.

L a nature et le climat par leur diversité fonction de l’altitude, de l’hygrométrie et de la nature des sols sont également très variés que ce soient pour le règne animal ou végétal.

Je conclurait en reprenant ce qui nous a été dit sur place : « ici rien n’est manichéen, rien n’est simple »

Publié par : Admin | 20 novembre 2009

Une citoyenne à l’honneur : Delphine Hyvernaud-Pradeaux !

Et oui, il fallait une dernière à ce petit jeu des présentations et ce sera…, Delphine, chargée de mission Auvergne Limousin pour le CCFD -Terre solidaire en charge de la mise en oeuvre de l’immersion.

delph

Anne nous a dressé son portrait  :

” celle qui se lève avant tous les autres,
celle qui se couche après tous les autres,
celle qui répète, jusqu’à plus de dix fois, la même réponse.. à la même question,
celle qui ne s’agace qu’à peine de ne pas être toujours écoutée,
celle qui garde patiemment son sourire en apaisant les angoisses parfois inutiles,
celle qui ne dit pas qu’elle a mal, alors qu’elle souffre vraiment fort,
celle qui vient consoler, réconforter quand les esprits s’embrument,
celle qui transporte sa maison, au cas où.. on aurait besoin de tout ça..
celle qui ne montre pas de faiblesse, trop occupée à panser les petits bobos,
celle qui passe son temps à s’enquérir des uns et des autres,
celle qui garde son humour en toutes circonstances, même parfois en serrant les dents,
celle qui a pensé à tout, et au reste,
celle qui vit sur trois continents en même temps et ne craint pas de mélanger les fuseaux horaires,
celle à qui on n’a pas suffisamment dit “merci” pour toute son aide, son soutien,
celle qui nous “a portés” pendant les longs mois de la gestation de cette immersion,

… une maman.
notre delphine!

elle a été présente pour chacun d’entre nous, du premier jour jusqu’au dernier, jamais envahissante, mais attentive, prête à bondir tel un lutin dès que le besoin se faisait sentir, elle nous a été précieuse durant cette immersion, avant bien sur, et nous pourrons compter sur elle au retour, évidemment!
si les forces physiques lui manquaient parfois, il lui a suffit, souvent, de puiser dans les forces de son immense coeur pour répondre à nos moindres petits besoins.
la remercierons-nous jamais assez pour tout ce qu’elle nous a donné? à nous d’essayer d’être de bons immergés de retour, digne de sa confiance, et de celle de toute l’équipe régionale. nous, petits bénévoles avons été formidablement entourés, et ce sera juste retour si nous lui donnons un tout petit peu de tout  ce qu’elle aura fait pour nous, en étant de bons “restitueurs”, dans nos témoignages, dans nos interventions de “la suite” de l’immersion..
alors, immergés, à bons entendeurs…ok? “

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