Publié par : Admin | 8 novembre 2009

Au revoir amis colombiens par Bernard !

Vous m’avez prouvé, par votre exemple,

  • que quelles que soient les difficultés il faut continuer à lutter pour faire évoluer les mentalités vers
    • la paix
    • le respect des droits de l’homme
    • la justice sociale
    • le respect de l’environnement et de la nature
  • que malgré les baisses de moral qui peuvent survenir il faut continuer à espérer et à agir
  • que c’est en se prenant en main que l’on peut faire bouger les choses et qu’il n’y a pas de fatalité
  • que l’on peut faire beaucoup avec peu de moyens matériels
    etc.

Je vous remercie également de m’avoir reçu avec une très grande gentillesse qui m’a beaucoup touché,  votre sourire est inoubliable et restera présent dans ma mémoire.

Amis colombiens je parlerai de vous, de vos difficultés, de vos luttes pacifiques, avec l’espoir qu’un jour la paix, dans tous les domaines, règne et que vous puissiez tous vivre dignement dans votre si beau pays à la si grande diversité de paysages et de cultures.

Amis colombiens, lorsqu’un jour vous viendrez chez nous, c’est avec beaucoup de joie que je vous recevrai et encore merci de votre accueil.

Publié par : Admin | 8 novembre 2009

JOUR J+18/J+19 : Retour en France et suites du blog !

P1060567Et oui, après 18 jours de périple colombien nous voilà revenus en France !

Parti heure Colombienne à 18h30 ce jeudi de Bogota, nous sommes arrivés vendredi à 11H15 , heure française à Roissy !

Puis, ce fut la course vers les taxis et RER pour essayer d’attraper le train de 14hoo pour presque tous les auvergnats !

Las, celui-ci était annulé … peu importe ainsi tous ont pu prendre le train de 15h00 et ainsi tous le monde à rejoint sa maison sans souci !

Quid du voyage et donc du blog ?

Allons-nous arrêter de communiquer sur la Colombie, sur l’action de nos partenaires et les personnes rencontrées ?

Et bien non ! Bien au contraire !

Ce blog va continuer à fonctionner avec les apports des immergés mais aussi des partenaires …..

alors n’hésitez pas à le consulter !

Publié par : Admin | 7 novembre 2009

JOUR J+18 : AMBASSADE DE FRANCE

Ce matin, juste avant le départ, nous avions rendez-vous avec notre ambassadeur. Eh oui celui de la France.

La première secrétaire de l’ambassade, chargée des droits de l’homme l’accompagnait. Ce fut une bonne heure d’échanges de points de vue sous le signe de la cordialité et de la compétence. Nous ne somme pas d’accord sur tout (les agro carburants par exemple) mais il partage notre rapide diagnostic sur ce que nous avons vu. Il connaît bien et apprécie le projet « laboratoire de paix » de la région de Magdalena que le CCFD et l’Union Européenne ont énormément appuyé lors des 15 dernières années sous la coordination du CINEP et des jésuites. Il relève aussi que le budget du CCFD pour les partenaires colombiens est équivalent à 25% du budget de la coopération scientifique et technique de l’état Français en Colombie !

Deux réflexions résonnent dans nos têtes quand nous partons. Celle de Luis Guillermo du CINEP : « La Colombie est un pays riche mais inégal et ce problème doit être réglé par les colombiens. Mais face à deux blocs qui refusent de dialoguer et de se reconnaître, seule la pression internationale des ONG ou des ambassades peut permettre que les choses bougent. Même si les acteurs ne montrent pas d’intérêt pour la négociation, ne vous lassez pas de construire des ponts entre ceux qui, pour le moment, sont incapables de régler leur différences politiques. » Et puis ce commentaire de l’ambassadeur : « Dans un pays victime d’un conflit armé, le pire pour les populations civiles, c’est d’être oubliées. Votre présence et votre témoignage sont des signes forts et un encouragement pour les colombiens que vous avez visité et bravo pour vous rendre compte par vous-même de quelle est la situation compliquée de ce pays. »

Publié par : Admin | 5 novembre 2009

JOUR J+17 : IMCA

Rêveil tardif pour certains, mais tout le monde à la pêche pour la visite de la ferme agro écologique … sous un soleil de plomb !

Puis, nous prennons un temps d´évaluation sur notre séjour à Buga avec Alvaro et le père José Raul !

Anne-Marie développe la question de la souverainté alimentaire dans son pays les Combrailles. Vous ne connaissez pas les spécialités du pays : farine et pains des combrailles, boeuf des combrailles etc … nos amis colombiens maintenant si !

Dernier repas à l´IMCA, toujours aussi délicieux !

Une première pour le padre José Raul, il célebre en francais … moment de comunion intense entre nous !

Et viens le momemt redouté des au revoirs … bus, avion … nous revoilà revenu à Bogota !

 

Publié par : Admin | 5 novembre 2009

La fête à l’IMCA par Jean-Baptiste !

Ce mardi soir, José Raul, le supérieur jésuite de l’IMCA nous avait convié à une fete. L’invitation était fixée à 20 heures. A cette heure là, nous n’étions que les 15 français et puis petit à petit, nos amis colombiens sont apparus.

Bref, vers 21 heures 30, la fête pouvait commencer. Outre José Raul et Alvaro, plusieurs stagiaires de l’IMCA nous accompagnaient. Le principe était simple : une chanson en français, une cumbia, une chanson colombienne, deux salsas, une chanson française, une bourrée (avec Anne et Claire à la commande), une nouvelle chanson Colombienne et un vanellato. La grande vedette c’était le père jésuite José Raul et sa guitare. Avant son noviciat, je soupçonne qu’il a du chanter pas mal de sérénades et qu’il a du pas mal danser car c’était, de loin, le meilleur danseur. Pas une fois ces demoiselles et ces dames ont pu dire non au brillant danseur chanteur (même Marie qui avait pourtant juré qu’elle ne danserait pas).

Evidemment ; chanter cela assèche la gorge. Alors entre deux chansons José Raul et beaucoup d’autres se servaient un petit verre d’eau de vie ou de rhum. Dans son répertoire, il a une prédilection pour Bécaud et pour les chansons tristes et romantiques colombiennes qui parlent d’amour et d’amitié.

Moi je suis parti vers minuit me coucher. La fête a du se terminer vers 3 heures du matin. Certaines mauvaises langues ont dit qu’à cette heure là, la guitare soutenait Jose Raul plus que le contraire… Mais le premier à se présenter au bureau de l’IMCA un peu plus tard…ce fut notre grand ami José Raul.

Bref une belle soirée consacrée à l’amitié par le biais de la danse, de la chanson et de la musique. Et pour ceux qui en doutaient, la formation des jésuites est vraiment intégrale !

Après une quarantaine de minutes de bus en direction de la cordillère occidentale, nous arrivons dans la municipalité El Restrepo, ville d’environ 15 000 habitants nichée au sommet du massif, dans un décor apaisant qui ferait presque oublier que cette zone héberge une présence paramilitaire importante.

L’IMCA (institut supérieur paysan)  accompagne les pouvoirs locaux pour mettre en place avec eux ce que l’on appelle le « Plan de Développement Municipal », sorte de feuille de route participative qui accompagne l’équipe municipale durant tout un mandat pour permettre l’amélioration du quotidien des citoyens de la ville et des communautés environnantes.

L’une des réalisations les plus probantes de ce concept nous a été présentée l’après midi.

L’IMCA, en collaboration avec la mairie donc, propose aux leaders communautaires de se former sur différents thèmes (la citoyenneté, la formulation de plans de développement, de projets sociaux…) un jour par mois, suivant les principes d’une « éducation participative et informelle ». Mais au-delà de ça, ce sont les motivations des participants qui donnent un sens.

En effet, 4 femmes « étudiantes » nous ont retranscrit sans peine ce que ces formations leur apportaient. Toutes proviennent de conditions sociales difficiles, n’ont pas d’emplois ou ont une activité économique informelle (vente ambulante, artisanat). Ce programme leur permet notamment de se sentir responsables et valorisées. Il ne leur permettra peut être pas d’avoir un emploi à la clé mais pour elles peu importe, cela leur donne l’envie d’apprendre et de servir leur communauté. Elles répliquent en effet ces apprentissages et ce goût de l’engagement avec les membres de leur communauté.  Ainsi, elles « apportent leur grain de sable » à la gestion de leurs riches ressources et à l’avenir de la communauté, parce ce qu’elles ne veulent plus « qu’on leur impose des projets ». Ecologie, éducation à l’environnement, projets économiques… Ici la plantation d’arbres, là l’organisation d’une foire.

« Une amie m’a parlé de cette formation…Eh bien j’y suis allée et maintenant je ne veux plus m’arrêter, je suis fière d’en faire partie et de le faire partager à ma communauté » affirme Maria. L’envie d’apprendre toujours plus, d’être optimiste, d’exister  :  voilà quelques uns des sentiments qui ressortent de cette rencontre.

Publié par : Admin | 5 novembre 2009

La problèmatique de l´eau par Thierry et Delphine !

Nous voilà partis pour la municipalité de Restrepo à 55 min de Buga.

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Sur ces hautes terres, 1400 m, l’équipe qui anime l’association des systèmes d’adduction d’eau communautaires nous accueille.

Restrepo a deux richesses : sa production de café et sa ressource en eau qui semble inépuisable… Sur le territoire de la municipalité on compte 26 systèmes d’adduction d’eau communautaires dont seulement 4 sont en bon état !

- Les responsables nous font part de la problématique de l’eau car si elle est abondante elle est d’une manière générale polluée !

Leurs principaux problèmes sont le déboisement, l’absence de périmètre de protection des sources, la  contamination par les déjections animales et les produits phytosanitaires (utilisés sur la culture intensive de l’ananas et de la palme)

- Outre  la pollution, le gouvernement colombien mène une politique de privatisation des systèmes d’adduction d’eau ce qui pénalisera encore les populations.

L’eau étant un patrimoine commun de l’humanité, tout naturellement nous avons échangé sur nos pratiques, nos systèmes, notre fiscalité ! Les questions fusent entre Français et Colombiens ! Nos hôtes n’hésitant pas à nous demander avis et idées sur les priorités pour améliorer leur gestion communautaire !

 Après un repas délicieux et convivial où presque tous découvrent les joies d’une crème dessert aux composants bleus fluorescents sous la contrainte ! 

Pour une bonne digestion, une visite de terrain s’impose :

Quoi de mieux que de traverser la maison d’un riche propriétaire (imaginez mare aux cygnes, piscine, rotonde etc.), avant de monter à l’image de notre ami Fabrice non pas le Puy Mary, mais le sommet sur lequel se trouve la réserve principale d’eau.

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Notre souffle se fait rare comme les rires du départ.

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Après cette petite promenade de santé, nos guides nous invitent à poursuivre notre chemin jusqu’à la source. A l’horizon, quelques nuages se font menaçants … mais notre agriculteur maison nous prédit le beau temps ! On va vite se rendre compte qu’il n’est pas du secteur voire du pays : des trombes d’eau s’abattent sur nous ! Imperturbables, nous poursuivons la visite … jusqu’au moment fatidique de la descente : là les visages se crispent, les chaussures glissent, la notion d’équilibre disparaît : patatras c’est la chute ! Ouf seules deux courageuses ont décidés de teindre leurs vêtements couleur argile !

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Le chauffeur au vue de nos tenues a même hésité à nous ouvrir !

Un grand merci à nos hôtes qui ont limité la casse par leurs petits soins !

Publié par : Admin | 5 novembre 2009

JOUR J+16 : EAU et POLITIQUE LOCALE

Une nouvelle journée commence et nous partons tos en bus pour Restrepo une municipalité à une heure de BUGA.

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Deux propositions :

 - eau

- politique locale

Nous aurons le plaisir de nous retrouver pour le déjeuner et pour déguster … des sucettes !

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Puis, après la partie théorique, la visite de terrain tant attendue !

Apres un passage obligé dans nos chambres à l´IMCA (nous vous raconterons …) nous partons découvrir BUGA et sa célebre cathédrale …
 
Enfin, une longue nuit s`annonce pour certains car nos amis José Raul et Alvaro nous ont préparé une excellente soirée de decouverte et d´échanges entre auvergnats, limousins et colombiens !IMG_4050
Publié par : Admin | 5 novembre 2009

GROUPE COUPEURS DE CANNE par Odette et Bernard

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le président

Les conditions de travail de ces hommes s’amélioreront-elles un jour ? Ils travaillent de 5 H 00 à 19 H 00 dans les champs, pas de jour de repos, s’ils prennent une journée : pas de salaire. Si l’employeur décide qu’il faut plus de rendement, il leur demande de travailler un mois sans interruption, si pour une raison quelconque celui-ci décide qu’il n’y a pas de travail, ils peuvent repartir chez eux ! Ils sont payés à la productivité. Le travail est très dur : après avoir brûlé les feuilles ils doivent commencer à couper la canne dans les 20 minutes, donc chaleur, fumée, gestes répétitifs procurent des maladies, provoquent des accidents et beaucoup d’incapacités de travail. Les remboursements par des caisses auxquelles ils ont cotisé, peuvent être perçus 1 an après. Ras le bol ! ! ! Après diverses dates repoussées par la sécurité grande manifestation le 14 juin 2008 d’où le nom du mouvement. 10000 participeront à cette marche, un cahier de doléances arrivera jusqu’au gouvernement avec l’appui d’un sénateur de l’opposition et d0000 participeront à cette marche, un cahier de doléances arrivera jusqu’au gouvernement avec l’appui d’un sénateur de l’opposition et d’une organisation des droits de l’homme. Ce document restera sans réponse. Un débat publique sera organisé à la télévision avec le président su syndicat patronal qui restera 5 mn seulement ! Devant les échecs, appel à la grève, peu suivie car menaces sur les ouvriers d’être licenciés !!! Le 15 septembre début du mouvement, sur 14 usines 8 seront occupées pendant 84 jours. Les femmes feront des marches pour soutenir leurs maris. La force armée interviendra : manifestants battus et blessés … Résultat : Les entreprises feront des procédures judiciaires aux leaders du mouvement, qui actuellement risquent l’emprisonnement. 

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Nous avons visité leur village des « toits bleus » maisons construites en bambous et couvertes de plastique bleu récupéré dans les champs !! fraicheur assurée lorsqu’il fait 28 degrés … Les enfants vont peu ou pas à l’école, beaucoup d’analphabètes chez les coupeurs de canne, c’est plus facile pour pouvoir les exploiter.

Publié par : Admin | 4 novembre 2009

GROUPE CAFE par Marie !

8h30,  départ en voiture pour Tuluà  avec José et Alvaro. Notre petit groupe, composé de Marguerite, Marie Claude, Monique, Anne-Marie, Anne et Jean-Baptiste,     part à la découverte d’ASOPECAM, une association de petits producteurs de café de la vallée du Cauca.

Le café représente un important aspect social puisque plus de 550000 familles vivent de cette culture en Colombie dont  la majeure partie sur des exploitations de moins de trois hectares. 

Javier, le président et quelques membres du Conseil d’Administration nous attendent. L’IMCA accompagne ce groupe de paysans depuis 6 années. Aujourd’hui l’association représente 40 familles. Elles pratiquent toutes une agriculture agro-écologique. Leur café, sain et d’excellente qualité, a obtenu une certification bio et fait partie d’un circuit commerce équitable « Justo Flo Internacional » . Il est exporté en Europe et aux Etats Unis. Face au monopole des grandes sociétés, ASOPECAM démontre que des petits producteurs bien organisés peuvent s’en sortir.

Une diversification de leurs produits (vente de fruits divers, de yaourts, de miel, d’épices… et même de produits de beauté, shampoings et autres crèmes…), la création d’un point de vente  et un stand dans des foires ont fait connaître l’association.

Puis, nous voilà partis sur les routes et les chemins de la cordillère chez Javier et sa fille Diana. Après  avoir salué la famille élargie et les amis, nous allons, tous ensemble,  visiter leur plantation de caféiers sur une parcelle précédemment empoisonnée par une utilisation du « paquet technologique » conseillé par l’Etat. Après beaucoup de travail, voilà reconstruite une plantation au visage traditionnel où se mêlent caféiers et autres plantes vivrières comme maïs,  youcas ou bananiers…. dans une nature luxuriante et riche en espèces diverses (la Colombie est le 2ième pays pour la biodiversité). Nous passons voir les poules « créoles » et les porcs, le potager et le verger, soit tout ce qui peut permettre à la famille de vivre en « auto suffisance ».

Comme dans les autres régions de Colombie, la Vallée du Cauca et l’Association ASOPECAM, en particulier, ont été des victimes du conflit armé. En 2000, la moitié des sociétaires a été tuée ou a du quitter ses terres prises entre le feu des narcotrafiquants et de leurs groupes armés, les guérilleros et la police colombienne. Aujourd’hui encore cette épée de Damoclès est là et peut frapper à tout moment l’un ou l’autre mais on n’en parle pas. 

Après  avoir partagé leur repas, nous repartons pour les bureaux et le laboratoire d’ASOPECAM. Dans l’atelier sont stockés  des grains de café séchés. Nous allons assister à la torréfaction, le refroidissement et l’empaquetage de quelques kilos d’Arabica dont nous faisons provision, sitôt emballés, avec  l’intention de les faire déguster à notre retour en France en n’oubliant pas d’avoir une pensée émue pour ces amis de Colombie qui risquent leur vie pour vouloir vivre de leur travail et faire vivre leur famille honnêtement.

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